Pikine Guinaw Rails : l’étudiant tue sa mère avec une bonbonne de gaz


Dans la nuit du 10 au 11 avril, A. Diallo, étudiant à l’université Assane Seck de Ziguinchor, a tué sa mère en lui fracassant la tête avec une bonbonne de gaz. Le drame s’est produit à Pikine Guinaw Rails.
Après son acte, le meurtrier s’est rendu à Tivaouane où après quelques heures d’errance dans les rues s’est rendu lui-même à la police et a raconté son crime. Il a été aussitôt arrêté et mis à la disposition du commissariat de Guinaw Rails qui était à ses trousses.
A. Diallo devait être déféré au parquet ce lundi 14 avril. Le procureur décidera s’il sera envoyé en prison ou à l’hôpital psychiatrique, d’après un spécialiste contacté par L’Observateur, qui est revenu sur cette affaire en retraçant le parcours qui a conduit le mis en cause à tuer sa mère.
Selon le récit du quotidien du Groupe futurs médias, l’étudiant souffre de troubles mentaux. Ceux-ci seraient partis d’un surmenage consécutif à sa deuxième tentative, réussie, pour obtenir le bac, avance le journal. Orienté à la faculté de Lettres de l’université Assane Seck de Ziguinchor, il rejoint la capitale du Sud alors qu’il était dépressif.
«Son état va s’aggraver, poursuit L’Observateur. Il souffre de fréquents troubles de comportements et au bout de six mois, il plonge dans la démence. Sa maman quitte Matam et part le récupérer en Casamance pour le ramener au Fouta où la famille va essayer un traitement traditionnel avant de se tourner finalement vers la médecine moderne. Depuis, l’étudiant était régulièrement suivi à l’hôpital psychiatrique de Thiaroye.»
Le 9 avril, A. Diallo et sa mère quittent Matam pour Dakar. Ils s’installent chez des parents au quartier Darou Khoudoss (ex-cité Chez Charly) à Guinaw Rails. L’étudiant doit honorer un rendez-vous à l’hôpital de Thiaroye deux jours plus tard, vendredi 11. Mais la veille, l’irréparable se produit. L’Observateur rapporte que depuis son arrestation, le mis en cause «ne cesse de pleurer à chaudes larmes».
