Politique

France – Sénégal : Juan Branco appelle Ousmane Sonko à se départir des pressions et à prendre ses responsabilités

Juan Branco - Ousmane Sonko
Juan Branco appelle Ousmane Sonko

L’avocat franco-espagnol Juan Branco a appelé le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko à « prendre ses responsabilités » pour que justice soit rendue aux victimes des violences politiques survenues entre 2021 et 2024. Dans une déclaration d’une rare intensité, il dénonce l’inaction du bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) et fustige l’attitude des élites sénégalaises, accusées de protéger les responsables du régime déchu de Macky Sall.

« Il n’y a au Sénégal qu’une autorité politique légitime qui a la force suffisante pour exiger que justice soit faite. Et celle-ci est aujourd’hui Premier ministre. Il s’agit d’Ousmane Sonko. ». C’est par ces mots, lourds de sens et de défi, que Juan Branco a interpellé, dans une déclaration publique, le chef du gouvernement sénégalais. L’avocat, connu pour son engagement dans plusieurs dossiers internationaux sensibles, relance ainsi le débat sur la question de la justice pour les victimes des répressions politiques ayant marqué les années 2021 à 2024 au Sénégal.

Dans un ton grave et incisif, Juan Branco a pointé du doigt le « silence » prolongé d’Ousmane Sonko sur la question des morts lors des manifestations contre le régime de Macky Sall. Selon lui, deux ans après l’alternance politique de mars 2024, « aucun travail de lutte contre l’impunité n’a été mené ».

L’avocat déplore la paralysie du bureau du procureur de la Cour pénale internationale (CPI), qu’il accuse de ne plus répondre « ni aux sollicitations des victimes, ni à celles de la société civile ». Il estime que, faute d’une action judiciaire nationale, la CPI aurait dû s’emparer du dossier au titre du principe de complémentarité, afin de poursuivre « les responsables étatiques » — qu’ils soient sénégalais ou étrangers — impliqués dans la répression meurtrière des manifestations.

Juan Branco rappelle que plus de 60 personnes ont perdu la vie entre 2021 et 2024, principalement de jeunes manifestants, dont plusieurs mineurs. Ces drames, selon lui, « ont été orchestrés pour étouffer un mouvement populaire », avec « l’assistance de la France », avant que la mobilisation citoyenne ne conduise finalement à l’alternance politique.

Ajouter un commentaire

Répondre

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Top 10 de l'info

Haut