Coupures d’électricité : les Kaolackois déplorent une situation qui menace leur sécurité
A Bongré, comme dans plusieurs quartiers de la région de Kaolack (centre), les coupures d’électricité sont fréquentes depuis quelques jours, notamment durant la nuit. Pas plus tard que le dimanche soir, une nouvelle coupure a plongé plonge Bongré et environ dans l’obscurité.
“A cette heure-ci, 22 heures, on devait déjà être au repos, mais avec la chaleur, le ventilateur à l’arrêt à cause de la coupure d’électricité, il est très difficile de rester dans les chambres. Pire, on ne sait même pas quand est-ce que le courant reviendra”, raconte Babacar, un peu agacé.
Il déplore la fréquence des coupures d’électricité, notamment la nuit, ainsi que l’absence d’explications sur les causes de ces interruptions.
Une mère de famille rencontrée dans le quartier partage la même préoccupation. “Les enfants ont du mal à dormir quand il y a coupure d’électricité”, fait-elle observer, énervé.
A Boustane, un autre quartier de Kaolack situé de l’autre côté de la Route nationale numéro 1, les conséquences des coupures de courant devenues fréquentes se font également sentir chez les commerçants.
Seynabou, tenancière d’un restaurant, affirme que les coupures perturbent directement son activité.
“Quand le courant part, tout s’arrête. Certains clients préfèrent rentrer chez eux. Mes appareils électroménagers cessent de fonctionner et risquent de se détériorer”, indique-t-elle.
Moustapha Ndiaye pointe, quant à lui, la question de la sécurité qui vient s’ajouter aux désagréments quotidiens, particulièrement pénibles dans un contexte marqué par la forte chaleur.
“La nuit, quand l’électricité est coupée, certaines rues deviennent complètement sombres. Les gens hésitent à sortir. On ne demande pas grand-chose, seulement de pouvoir avoir de l’électricité normalement”, dit-il, exaspéré.
Moustapha Ndiaye appelle ainsi les autorités compétentes à prendre le problème à bras-le-corps afin de soulager les populations.
A Bongré, Boustane et dans d’autres quartiers de Kaolack, les résidents rencontrés cherchent surtout à connaître les raisons de ces interruptions répétées dans la fourniture de l’électricité.
Ils souhaitent aussi que des mesures hardies soient prises pour en finir avec cette situation.
En attendant, la frustration est le sentiment le mieux partagé dans les rues et les chaumières de la ville.
Avec l’Aps