Diplomatie

Soutien diplomatique : À l’Élysée, Macky Sall défend sa vision de la réforme de l’ONU

Macky Sall reçu par Emmanuel Macron à l'Élysée
Macky Sall reçu par Emmanuel Macron à l'Élysée

Reçu le 2 juin à l’Élysée par le président français Emmanuel Macron, l’ancien président sénégalais Macky Sall a mis en avant leur convergence de vues sur la nécessité de bâtir une Organisation des Nations Unies plus efficace, plus représentative et mieux adaptée aux défis du monde contemporain. Cette rencontre intervient alors que l’ancien chef de l’État poursuit sa campagne diplomatique en vue de l’élection du prochain secrétaire général de l’Onu.

Macky Sall continue de dérouler son agenda diplomatique international dans la perspective de l’élection du futur secrétaire général des Nations Unies. L’ancien président de la République du Sénégal a annoncé avoir été reçu le 2 juin 2026 à l’Élysée par le président français Emmanuel Macron, avec lequel il a échangé sur les enjeux du multilatéralisme et la réforme de l’organisation onusienne.

Dans un message publié à l’issue de cette audience, l’ancien chef de l’État sénégalais a salué la qualité de ses échanges avec le président français. « Je remercie vivement le président Emmanuel Macron pour son accueil chaleureux et nos échanges fructueux à l’Élysée le 2 juin 2026 », a écrit Macky Sall.

L’ancien président a surtout insisté sur la convergence de vues entre les deux hommes concernant l’avenir des Nations Unies. « Nous partageons la vision d’une Onu ambitieuse, réformée et revitalisée pour renforcer son efficacité, sa représentativité et sa capacité à répondre aux attentes des peuples et des États », a-t-il déclaré.

Au-delà du caractère protocolaire de la rencontre, cette audience revêt une dimension particulière dans le contexte de la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Onu. Depuis plusieurs mois, l’ancien président sénégalais multiplie les consultations et les rencontres diplomatiques afin de présenter sa vision de l’organisation et de recueillir des soutiens auprès des principaux acteurs de la scène internationale.

La France occupe à cet égard une place importante. Membre permanent du Conseil de sécurité avec droit de veto, Paris fait partie des puissances dont la position peut peser dans le processus de désignation du futur secrétaire général.

La rencontre avec Emmanuel Macron intervient quelques semaines après la participation de Macky Sall aux dialogues interactifs organisés par l’Assemblée générale des Nations Unies à New York dans le cadre du processus de sélection des candidats.

Lors de cette audition, l’ancien président sénégalais avait exposé sa vision d’une Onu capable de répondre aux mutations profondes qui affectent le système international.

Il avait notamment souligné que le monde était confronté à des défis multiples et interdépendants, parmi lesquels les rivalités géopolitiques, la multiplication des conflits armés, les conséquences du changement climatique, les fragilités économiques et sociales ainsi que les transformations induites par les nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle.

Face à ces enjeux, Macky Sall avait plaidé pour un renforcement du multilatéralisme et pour une organisation internationale davantage tournée vers la prévention des crises. L’ancien chef de l’État sénégalais avait notamment défendu une diplomatie fondée sur l’alerte précoce, la médiation et une coopération plus étroite entre les Nations Unies et les organisations régionales afin de prévenir les conflits avant qu’ils ne dégénèrent.

Au cours de cette audition, il avait également réaffirmé son attachement à la promotion des droits humains ainsi qu’à l’accélération de la mise en œuvre des Objectifs de développement durable de l’Agenda 2030. Macky Sall avait par ailleurs insisté sur la nécessité de revoir les mécanismes de financement du développement afin de mieux répondre aux défis de l’endettement, de la pauvreté, des inégalités et de l’emploi, notamment dans les pays du Sud.

Sur le plan institutionnel, l’ancien président sénégalais avait proposé une réforme de l’ONU articulée autour de trois principes : « rationaliser, simplifier, optimiser ». Selon lui, l’organisation doit gagner en efficacité grâce à une meilleure coordination entre ses différentes agences, fonds et programmes. Il avait également plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité destinée à renforcer sa légitimité, sa représentativité et son autorité dans la gestion des crises internationales.

La rencontre avec Emmanuel Macron semble ainsi confirmer l’importance accordée à ces questions de gouvernance mondiale et de réforme du système multilatéral. La succession d’António Guterres suscite un intérêt croissant au sein de la communauté internationale. Le mandat de l’actuel secrétaire général des Nations Unies arrivera à son terme le 31 décembre 2026.

À ce jour, plusieurs personnalités ont officiellement fait acte de candidature, parmi lesquelles Macky Sall, l’ancienne présidente du Chili Michelle Bachelet, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique Rafael Grossi, l’ancienne vice-présidente du Costa Rica Rebeca Grynspan ainsi que l’ancienne présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies María Fernanda Espinosa.

Pour rappel, le futur secrétaire général sera choisi à l’issue d’un processus impliquant à la fois le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations Unies. Son mandat débutera le 1er janvier 2027 pour une durée de cinq ans.

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