Autoroute Mbour-Kaolack : un collectif conteste la sortie implantée à Thiadiaye
Le collectif pour la défense des intérêts de l’axe Ndiosmone-Fimela-Palmarin-Djiffère sous la houlette de son président Birama Ndiaye a vivement critiqué l’implantation de la sortie de l’autoroute à péage Mbour-Fatick-Kaolack à Thiadiaye, estimant que ce choix « frise le ridicule » au regard des réalités socio-économiques et démographiques de la zone concernée.
Dans une déclaration rendue publique, l’organisation soutient que cette sortie ne dessert réellement que « deux voire trois communes », notamment Thiadiaye, Nguéniéne et Fissel, alors qu’un autre site, situé à Médina Dokh dans le village de Khondiogne Tattaguine, aurait été plus pertinent pour répondre aux besoins des populations riveraines.
Selon le collectif, l’emplacement de Médina Dokh aurait permis de connecter plusieurs localités stratégiques de l’axe Ndiosmone-Fimela, notamment Tattaguine, Loul Sessène, Djilass, Dioffior, Fimela, Samba Dia, Palmarin, Djiffère ainsi que les îles du Saloum relevant de l’arrondissement de Niodior. Les responsables du mouvement mettent en avant le potentiel touristique, économique et social de cette zone qu’ils considèrent comme largement sous-évaluée dans le choix final du tracé.
Les contestataires dénoncent également les difficultés pratiques engendrées par l’actuelle configuration de l’infrastructure. Ils expliquent que les usagers sont obligés de rallier Thiadiaye pour accéder à l’autoroute avant de revenir sur la Nationale N1 afin de rejoindre l’axe Ndiosmone-Fimela. Une situation qualifiée « d’insensée » par le collectif.
L’organisation estime en outre que l’autoroute a davantage compliqué les déplacements dans certaines localités, allant jusqu’à « scinder en deux » certains villages. Elle considère ainsi que l’infrastructure, censée faciliter la mobilité des personnes et des biens, produit aujourd’hui l’effet inverse pour plusieurs populations de la zone.
Face à cette situation, le collectif réclame des autorités gouvernementales l’aménagement d’une entrée et d’une sortie au niveau de Médina Dokh. Il juge cette option « possible et faisable » et parle d’« une question de survie et de dignité » pour les habitants concernés.
Les membres du mouvement affirment enfin que cette doléance a déjà été portée à la connaissance des autorités administratives locales ainsi qu’auprès de l’ancien ministre des Infrastructures, Déthié Fall. Ils appellent les populations de l’axe Ndiosmone-Fimela-Palmarin-Djiffère à maintenir la mobilisation afin d’obtenir une révision du projet.
Serigne Fallou FALL